Montblanc, le luxe sous toutes ses formes

Logo Montblanc

Alors que se tient en ce moment-même à Bâle, le salon horloger Baselworld, F&G a choisi, par léger esprit de contradiction, de mettre à l’honneur un acteur du secteur que l’on ne retrouve pas cette année dans les travées de l’événement. Il s’agit de Montblanc.

Malgré ce que peut laisser entendre son appellation, l’entreprise est née il y a 110 ans à Hambourg, sous le nom de « Simplo Filler Pen Company ». Un choix censé traduire la simplicité de leur produit phare, le stylo plume.

De l’écriture aux garde-temps, une mue réussie

Il faut attendre 1909 pour que les fondateurs, le banquier Alfred Nehemias et l’ingénieur August Eberstein, accompagnés de l’homme d’affaire Claus Johannes Voss, utilisent le nom de « Montblanc » comme marque commerciale. Il s’agit là d’un hommage au plus haut sommet des Alpes, comme l’atteste l’étoile blanche ornant la pointe du capuchon des stylos, rappelant la cime du fameux massif. En 1934, l’entreprise change même de nom et devient « Montblanc Simplo GmbH ».

A partir des années 20, les stylos Montblanc et notamment le Meisterstück deviennent des instruments incontournables pour parapher un traité historique ou de juteux contrats voire des écrits qui resteront dans les annales littéraires. Pour singulariser encore davantage le bel objet, est ajoutée sur sa plume l’inscription 4810. Les amateurs de géographie auront ici fait le lien immédiat avec l’altitude du majestueux Mont Blanc.

 

Malgré cette spécialisation, la société cherche rapidement à varier sa production et décide de se lancer dans la petite maroquinerie au milieu des années 30. Après être entrée dans le giron de Dunhill dans les années 80 pour résister au tumulte de cette période, la firme est intégrée à l’empire Richemont en 1993. Une étape qui va accélérer sa diversification. Apparaissent alors bijoux pour hommes – boutons de manchettes notamment – puis, naturellement, l’horlogerie. Quatre ans plus tard, Montblanc Montres S.A. est créée. L’entité s’installe à Locle, en plein cœur du berceau horloger suisse.

 

On sait combien il est difficile de devenir légitime dans le secteur exigeant de la haute horlogerie. L’obstacle est d’autant plus difficile à surmonter pour des acteurs qui ont fondé leur activité sur une spécialité autre. Mais à l’image d’Hermès ou de Louis Vuitton aujourd’hui, Montblanc a en tout juste vingt ans, brillamment remporté son pari. En ce sens, l’intégration du savoir-faire de la réputée manufacture suisse Minerva à travers l’institut éponyme en 2007 a été un premier pas décisif. Un an plus tard, la firme centenaire dévoilait son premier calibre issu de ses propres ateliers, qui allait animer le fameux chronographe Nicolas Rieussec, également décliné en pendule. Le génie manufacturier de la marque a ensuite été confirmé avec les exceptionnelles Metamorphosis et ExoTourbillon à rattrapante, dans la collection Villeret.

 

Montblanc et culture, un ménage gagnant

Le fabricant allemand a, dès ses premières années, cerné l’impact que pouvait avoir une bonne communication. On voit alors surgir dans les Années folles une floraison de publicités vantant les mérites des robustes stylos hambourgeois.

En marge de cette démarche purement publicitaire, Montblanc s’est également beaucoup investi dans le domaine de la culture. À l’instar de Cartier, société sœur au sein du groupe Richemont, la maison à l’étoile blanche s’est dotée de sa propre fondation en 1992 en vue de soutenir les artistes contemporains par le biais du Montblanc Cutting Edge Art Collection.

Dans cette dynamique philanthropique, elle s’est par ailleurs associée à de multiples reprises à différentes opérations de l’UNICEF, sollicitant pour ce faire, diverses personnalités telles que Mikhaïl S. Gorbatchev ou Luciano Pavarotti. On peut enfin mentionner son soutien de la première heure à la Philarmonie des Nations, créée et menée par le chef d’orchestre allemand Justus Frantz, en 1995.

 

Si Montblanc se voit obligée de faire appel aujourd’hui à des ambassadeurs actuels – on pense aux acteurs Hugh Jackman ou Pierre Niney, mais aussi à l’actrice taïwanaise Kwai Lun-Mei ou le champion de badminton chinois Lin Dan, pour asseoir l’image de la marque sur le continent asiatique – force est de constater que cette dernière préfère user de grands noms de l’Histoire, comme pour offrir une épaisseur plus grande encore  à son passé déjà fort riche.

Logo Montblanc

Laisser un commentaire