
Le Paris SG version 2015 / 2016 ne sera pas parvenu à assouvir sa soif de gloire européenne.
En cette année 2016 et bien avant de se projeter du côté de l’Euro estival, le Paris Saint-Germain a concentré les espoirs de la nation entière, étant attendu sur le toit de l’Europe. Il en a finalement été autrement, échouant pour la quatrième fois consécutive au stade des quarts de finale de la Ligue des Champions, face à Manchester City.
Atteindre le dernier round de la compétition aurait toutefois été un joli clin d’œil fait au passé des clubs hexagonaux dans la coupe reine du « Vieux Continent ». En effet, il y a respectivement soixante et quarante ans, ce sont deux autres grands noms du football français qui frôlèrent le sacre suprême : Le Stade de Reims en 1956 et l’AS Saint-Etienne en 1976. Sans démériter, leurs rêves se brisèrent toutefois sur deux géants, le Real Madrid et le Bayern Munich, dominateurs de leur époque.
Pour la première édition de l’histoire de la compétition, c’est dans l’enceinte du Parc des Princes que Reims cède, dans le dernier tiers d’une finale fort bien menée par les joueurs d’Albert Batteux, sous les coups de boutoir du duo hispano-argentin Alfredo Di Stéfano – Héctor Rial. Trois ans plus tard, l’histoire se répète pour les champenois, cette fois au Neckarstadion – aujourd’hui rebaptisé Mercedes-Benz Arena – de Stuttgart, et ce, malgré le renfort de Roger Piantoni, Just Fontaine et Jean Vincent sur le front de l’attaque, pour palier notamment le départ de Raymond Kopa, passé dans le camp adverse.
- Raoul Giraudo sauve ici les siens d’une énième offensive d’Alfredo Di Stéfano, intenable ce jour-là, le tout sous le regard du portier rémois René Jacquet.
- Suite à la défaite de 1956, Raymond Kopa s’engage avec le club madrilène, avec qui il remporte les trois éditions suivantes, dont celle de 1959 contre son ancien club.
- Ivan Ćurković a entretenu le suspense durant cette finale de 1976, en s’interposant ici devant Gerd Müller.
- ‘Der Bomber’, véritable poison pour les défenses, ici à la lutte avec Oswaldo Piazza et Gérard Janvion. Au second plan, le capitaine stéphanois, Jean-Michel Larqué, observe la scène.
Vingt ans plus tard, la frustration est aussi grande du côté des Verts, alors intouchables en championnat au coeur de cette décennie 70′. D’autant qu’après avoir fait trembler les fameux montants « carrés » de la cage du Hampden Park protégée par Sepp Maier sur des tentatives de Dominique Bathenay et Jacques Santini, les joueurs foréziens ont finalement encaissé le seul but du match sur un coup-franc de Franz Roth. La fameuse génération dorée stéphanoise n’aura pas connu le sacre européen qu’elle méritait. C’est en tout cas l’avis partagé par une majeure partie de la presse nationale et européenne à l’époque.
Il reviendra donc aux bleus de se montrer à la hauteur de ces épopées à l’occasion de l’Euro que la France accueillera dans un mois. Et en se rappelant les sacres de 1984 et 1998, on sait combien ce statut d’hôte réussit à cette sélection tricolore.

Paul Pogba, Lassana Diarra, Eliaquim Mangala et Benoît Costil auront la lourde charge de ne pas décevoir à domicile lors de cet Euro 2016.



