Classicisme et modernité dans l’horlogerie française

Jaeger LeCoultre, Omega, Breitling… au milieu de ces grandes maisons suisses représentées chez FauveParis ce samedi, deux petites françaises viennent détailler la French Touch horlogère (lot 10 & lot 16).

Le premier lot est un garde-temps de l’emboiteur traditionnel MOD, qui s’est offert une petite renommée depuis la région de Morteau durant la décennie 60. L’exemplaire proposé s’inscrit parfaitement dans l’esthétique de l’époque. Lunette épurée, index effilés, diamètre contenu ; le rendu global, sobre et élégant, se retrouve agrémenté de deux aiguilles « dauphines » qui viennent donner du corps à la montre.
Son cœur, niché dans un boitier en or de 30 millimètres bénéficie par ailleurs du système antichoc Incabloc, qui préserve les mouvements mécaniques horlogers depuis le milieu des années 30.

La seconde, une montre-bracelet Directime dite « Prince François de Baschmakoff » de la maison Lip, s’inscrit de son côté davantage dans la quête de renouveau esthétique exhortée au cours des années 70. Fruit d’une collaboration initiée en 1968 réunissant Fred Lip et le designer François de Baschmakoff, elle a largement contribué à la singularité stylistique cultivée par la maison bisontine et ce, malgré une réussite commerciale en demi-teinte.
Derrière son apparent minimalisme se cache une composition complexe. Le boitier en acier qui renferme un mouvement automatique se retrouve ainsi traversé par un bracelet du même matériau, lui-même surplombé d’une barrette accueillant le guichet d’affichage de l’heure, selon la technique de « l’heure sautante ». Un jeu esthétique qui n’est pas sans rappeler certains modèles proposés par Audemars Piguet, Cartier, Ebel ou encore Jaeger LeCoultre durant l’Entre-deux-guerres. L’avant-garde, une chimère horlogère ?

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